Les algues

Mangez-vous régulièrement des algues ?

Ces légumes de la mer sont beaucoup plus riches en toutes sortes de nutriments que les légumes de la terre et je vous recommande vivement de les inclure dans votre alimentation quotidienne… en quantités suffisantes pour en récolter les bienfaits.

Photo d'algue fraiche

Les japonais ont compris la valeur des algues pour la santé depuis longtemps et en font une grande consommation, beaucoup plus grande que notre léger saupoudrage de temps en temps dans une salade.

Des documents historiques très anciens, enseignent que les algues ont servi à nourrir les peuples vivant au bord de la mer.

L’Irlande aussi a une longue histoire d’amour avec les algues. Le docteur Prannie Rhatigan (médecin, auteur du livre Irish Seaweed Kitchen) dit :

« Nous avons appris à connaître certains aspects de sa puissance médicinale au travers de siècles d’expérience. Ce que nous sommes sur le point d’apprendre à travers la recherche moderne en terme de bénéfices pour la santé va nous étonner. »

Les algues sont classées en 3 grandes familles, par leur couleur : rouges, brunes et vertes.

Elles sont généralement très riches en minéraux et éléments traces (calcium, magnésium, potassium, fer, iode, sélénium, zinc, manganèse, soufre, silicium, chrome).

Les vitamines y sont aussi présentes : beta-carotène, la gamme des vitamines B, vitamine C, vitamine D, vitamine E.

Selon les variétés et les saisons de cueillette, la teneur en nutriments va varier. C’est pourquoi les experts recommandent de consommer des variétés différentes pour bénéficier des bienfaits de toutes les algues.

Les algues les plus riches en iode sont les laminaires (encore appelés kelps) et le fucus vesiculosus.

La laitue de mer contient des niveaux élevés de fer. D’après Le docteur Prannie Rhatigan qui récolte des algues depuis son enfance, la laitue de mer récoltée au début de l’été à une teneur en vitamine C plus élevée.

Les algues contiennent aussi d’autres substances, les alginates, qui peuvent protèger contre notre exposition quotidienne aux éléments radioactifs.

Ces alginates sont surtout présentes dans les algues brunes.

Valérie Cooksley, était infirmière dans une unité de radiothérapie oncologique. Aujourd’hui, encore infirmière, elle est experte en méthodes de soins alternatifs.

Voici ce qu’elle recommande : pour se protéger contre les effets des éléments radioactifs lors de radios, IRM, scans, mammographies, radiothérapies et même les scans d’aéroport, prendre entre 5 et 15 grammes de poudre d’algues brunes quelques jours avant et pendant encore une semaine après l’exposition.

Ces algues peuvent en effet escorter hors de l’organisme les éléments radioactifs en se liant à eux pour les éliminer par les intestins.

Elles font de même avec les métaux toxiques tels que plomb, mercure et cadmium.

En 1992 dans mon livre, Protégez votre corps, maîtrisez les pollutions, j’écrivais :

« Lorsqu’un élément radioactif pénètre dans l’organisme, il a tendance à se fixer dans un ou plusieurs sites de prédilection, spécifiques de cet élément, tels que les os, la thyroïde, les poumons, les ovaires, les testicules, la moelle. D’autres particules encore libres, continuent à circuler dans le circuit sanguin : ici les nutriments présents dans le sang et cités plus bas feront leur travail d’élimination ; d’autres encore (contenus dans les aliments ingérés) parcourent le tube digestif. Les intestins constituent donc un excellent point de passage pour éliminer ces éléments radioactifs ; et ce sont les algues, la pectine, l’argile qui effectuent leur travail ici.

C’est donc la présence, dans notre alimentation quotidienne, des aliments et nutriments suivants, qui nous assurera d’une protection permanente contre les doses de plus en plus élevées de radioactivité ambiante.

Les algues sont une nourriture très intéressante pour l’élimination des toxines du corps. Elles contiennent des minéraux mais aussi des fibres ligneuses capables d’entraîner toutes sortes de toxines.

Les algues, en particulier, le varech aussi appelé kelp, contiennent de l’alginate de sodium. A l’université McGill au Canada, une étude sur des animaux a permis de conclure à l’efficacité de l’alginate de sodium pour éliminer jusqu’à 80% du strontium 90 de l’organisme. Cette substance passe dans l’intestin sans être digérée, entraînant le strontium au passage.

Elles contiennent aussi de l’iode. Si la glande thyroïde est déjà saturée en iode naturel, l’isotope radioactif n’y sera pas retenu. »

Nous sommes tous contaminés par ces éléments radioactifs dans le monde actuel. Nous ne pouvons y échapper. Le sujet de la pollution n’est pas très sexy. Cependant nous devons la prendre en considération et ce qui m’émerveillera toujours, c’est que la nature à toujours une réponse aux expériences de type « apprentis sorciers » des hommes.

Mangez des algues, surtout les brunes et les rouges.

Les algues brunes contiennent du fucoidan qui stimule notre système immunitaire à produire les cellules qui nous protègent contre toutes sortes de micro organismes : bactéries, virus, parasites.

« Le fucoidan que l’on trouve dans le fucus inhibe la croissance de nombreux virus et bactéries indésirables. Certains virus pour lesquels cette substance exerce un effet antagoniste sont : le virus de l’herpès simplex, le cytomégalovirus humain, et le virus HIV. On a montré que le fucus agglutine les cellules de plusieurs souches de Candida. Le fucus a aussi un effet toxique sur certaines souches d’E. coli et toutes les souches testées de Neisseria meningitis. »

Pour en savoir plus sur le fucus cliquez ici pour lire cet article sur mon site.

Les algues contiennent également de la chlorophylle qui est anti-inflammatoire, anti-cancer, anti-oxydant, permet de dégrader les pesticides et aide à la réparation de l’ADN.

On a aussi montré les effets thérapeutiques des algues sur toute une variété d’affections.

Le fucus contient une forme d’iode qui est le précurseur des hormones de la thyroïde , la di-iodotyrosine. Il peut être une aide précieuse dans les premiers stades d’une thyroïde qui commence à sous fonctionner par exemple après une période de stress intense.

« Les algues sont utilisées depuis des siècles en médecine japonaise et chinoise pour le traitement de divers cancers. Dans des études en laboratoire, des cellules de cancer ont été complètement détruites dans les 72 heures après avoir été traitées avec du fucoidan. » (Dans, Seaweed, de Valerie Cooksley)

Le cancer est un domaine de la santé pour lequel les algues ont un rôle de prévention et de traitement. C’est du à leur riche teneur en minéraux qui agissent sur le système immunitaire et à des substances spécifiques comme le fucoidan et l’alginate de sodium.

On a montré que certaines variétés d’algues avaient des effets anti-tumorales et anti-mutagènes.

D’autres peuvent dissoudre des tumeurs qu’elles soient cancérigènes ou non.

Et n’oubliez pas que les algues peuvent détoxiquer l’organisme de substances toxiques telles que les métaux lourds qui peuvent contribuer au cancer.

Dans une étude sur les animaux, on a pu montrer qu’un extrait d’une algue rouge a été plus efficace (de 27%) que le tamoxifène pour réduire la croissance de tumeurs mammaires.

Une étude coréenne a montré qu’un extrait de certaines algues pouvait réduire la prolifération de bactéries qui favorisent le développement de la gingivite.

Une étude australienne sur 15 patients a montré un effet inhibiteur sur différentes sortes de virus de l’herpès y compris le zona. Les personnes ayant un herpès actif ont été guéri plus rapidement et celles qui avait de l’herpès dormant sont restés sans symptômes.

On pense souvent que seule la thyroïde a besoin d’iode. Savez-vous que nous les femmes, avons plus d’iode dans les seins que dans la thyroïde ?

L’iode peut supprimer la croissance des tumeurs et accélérer la mort des cellules cancéreuses.

Les femmes japonaises consomment beaucoup plus d’iode que les femmes américaines et le taux de cancer du sein y est nettement inférieur à celui des Etats Unis.

Cependant lorsqu’elles migrent aux USA et adoptent le même type d’alimentation, l’incidence du cancer du sein chez elles, rattrape celle des femmes américaines.

Voilà qui peut vous donner un aperçu de quelques raisons d’incorporer plusieurs fois par semaine des quantités significatives d’algues dans votre alimentation.

Comment consommer les algues le plus simplement possible ?

Les algues sont utilisées fraîches, séchées, en poudre et sous forme d’extrait de différentes substances actives.

photo de salade d'algues

Pour commencer, la manière la plus simple est de les consommer sous forme d’algues séchées ou en poudre que vous saupoudrez sur vos salades.

La cuisine des algues est tout un art culinaire que je n’ai pas encore exploré, mais que j’aimerai apprendre à connaître.

Pour le moment j’utilise les algues en paillettes qui font partie intégrante de mes salades. J’en mets 5 grammes (un petit bol) par personne pour une salade.

L’expert en algues, Ryan Drum, recommande de consommer de 5 à 15 grammes au moins 2 fois par semaine et de choisir surtout les brunes et les rouges dans un ratio de 2 :1.

Quinze grammes par semaine n’est pas un maximum d’après lui qui en consomme plus du double.

Il explique aussi qu’une consommation régulière, encourage la formation d’enzymes digestives qui contribuent à leur bonne digestion et à l’absorption de leurs nutriments.

Variez les algues que vous consommez pour bénéficier des effets et des nutriments propres à chacune.

Attention ! Certaines personnes peuvent avoir une sensibilité à l’iode. Cette sensibilité n’est pas une vraie allergie. On ne peut pas être allergique à un élément essentiel à la vie.

C’est probablement une quantité d’iode excessive pour vous, qui vous fait réagir.

Aussi l’iode est un détoxiquant puissant et vos réactions pourraient bien provenir d’un excès d’élimination de toxines d’un coup.

Si c’est votre cas, limitez votre consommation des algues de type laminaires et de fucus vesiculosus qui sont les plus riches en iode.

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Les orties : nutritives et médicinales

Les orties poussent partout et font connaître leur présence lorsqu’on les ignore. Mais si on sait les prendre, la cueillette peut se faire sans être piqué !

Elles sont une nourriture incroyable, un remède contre les allergies, une aubaine pour les poumons (asthme), un soulagement pour vos articulations douloureuses.

La prostate des hommes et les hormones des femmes peuvent y trouver un secours.

Feuilles, racines et graines sont utilisées. Ces dernières auraient un effet adaptogène, vous permettant de vous protéger contre le stress de la vie et en vous redonnant votre énergie !

C’est la bonne saison pour cueillir les feuilles tendres pour en faire des soupes.

Promenez-vous dans les bois, vous en trouverez !

Orties de la forêt de Saint Germain en Laye tout juste sorties de terre

Ma première rencontre avec les orties s’est faite lorsque j’étais jeune maman avec deux petites filles.

Nous allions régulièrement dans une maison familiale dans la région de la forêt de Fontainebleau.

Dans la propriété poussaient beaucoup d’orties et apprenant que les orties étaient bonnes pour la santé et qu’on pouvait les cuisiner, je me suis mise à faire des soupes.

Depuis, les orties me fascinent et je les consomme régulièrement notemment sous forme d’infusions nutritives de feuilles sèches.

L’ortie et ses utilisations

Plante nutritive

L’ortie est riche en certaines vitamines  comme la vitamine A, la vitamine K1 (très riche), et contient quelques unes des vitamines B.

Sa teneur en toutes sortes de minéraux en fait un aliment particulièrement précieux aujourd’hui, où nous devons toujours avoir un œil sur la richesse de notre alimentation en minéraux et veiller à les inclure tous les jours de différentes façons : algues, compléments, infusions nourrissantes de plantes vertes riches en minéraux, etc.

Les teneurs en calcium, magnésium, fer et manganèse sont particulièrement élevées et font de l’infusion longue d’ortie une boisson reminéralisante.

La chlorophylle est ce pigment vert dans les plantes qui intervient pour capter la lumière pour le processus de la photosynthèse.

Elle est

  • Protectrice contre le cancer
  • Contribue à la détoxication par le foie
  • Agit comme un balai dans les intestins favorisant l’élimination
  • A des effets anti-inflammatoires
  • Se lie aux métaux toxiques pour en empêcher l’absorption
  • Et peut même contribuer à la perte de poids en modulant la sensation de faim

Et les orties en sont riches. Elles sont mêmes utilisées comme matière première pour des préparations commerciales de chlorophylle.

Ses vertus médicinales

L’ortie est connue depuis les temps anciens. Alors que certains, comme mon beau-père, les arrachaient, d’autres comme les romains les cultivaient pour la santé et pour fabriquer du tissu.

Elle est utilisée traditionnellement comme tonique général, pour arrêter les hémorragies, pour les douleurs articulaires, les allergies y compris l’asthme et le rhume des foins.

En cas de crise d’asthme, la teinture d’orties est le mode d’administration préféré.

L’ortie pique et habituellement on s’en éloigne pour ne pas en subir les effets. Pourtant, une pratique bien connue autrefois (et encore en utilisation aujourd’hui dans certaines contrées), est de délibérément se frotter les parties arthrosiques ou douloureuses avec des feuilles d’orties.

Par l’effet de l’acide formique libérée par les piquants et entraînant une réaction locale intense, les douleurs peuvent complètement disparaître.

Elle a des fonctions dépuratives et bénéfiques sur le foie.

Il est dit que l’ortie a une affinité particulière pour les reins et le système urinaire y compris les surrénales.

L’herbaliste Henriette Kress (qui vit en Finlande) dit : « La graine est étonnante pour les personnes qui n’ont pas l’énergie pour être actives. Si un client me dit ‘Je suis trop fatigué pour…’ au moins trois fois pendant notre conversation, je leur donne des graines d’ortie. »

Un effet remarquable des orties est leur activité anti-inflammatoire qui a été démontrée par des études sur le mode d’action des orties.

La racine d’ortie améliore les symptômes liées à l’hyperplasie bénigne de la prostate.

La peau et les cheveux s’embellissent avec l’utilisation régulière des feuilles et de la racine, en interne et en application externe.

C’est un excellent diurétique si vous avez les tissus qui gonflent. Les fluides de votre corps circulent à nouveau au lieu de stagner.

Comment la consommer

Le printemps est la saison pour cueillir les feuilles. Choisissez celles qui sont en haut de la tige si l’ortie est déjà un peu haute, sinon si elles viennent de sortir de terre et sont encore au ras du sol, vous pouvez tout cueillir.

Les feuilles d’orties perdent leur piquant à la cuisson.

La manière la plus simple, si vous avez des orties près de chez vous, est de les considérer comme un légume et les cuire à la manière des épinards ou mélangés à des épinards.

Faites une soupe en commençant par faire revenir des oignons. Ajouter ensuite les feuilles d’ortie après les avoir enlevées de la tige.  Ajouter une courgette ou deux pour donner un peu de liant, de l’eau (ou du bouillon de poulet ou d’autres espèces animales) et du sel.

Laisser cuire et mixez.

Mes soupes d’orties ont tellement marqué ma fille Valérie qu’elle a appelé son blog, Nettle and Quince, (Ortie et Coing) en souvenir de ces deux aliments qui ont jalonné  son enfance !

Avec les feuilles sèches vous pouvez faire une infusion nutritive. Mettre 30 grammes d’orties sèches dans un bocal d’un litre (style Le Parfait). Ajouter un litre d’eau bouillante et fermer. Laisser infuser pendant 4 heures ou toute la nuit.

Le lendemain passer en pressant bien les feuilles dans la passoire pour en extraire tous les bienfaits. Boire 2 tasses par jour de cette infusion remplie de nutriments.

Cette même infusion peut vous servir comme dernier rinçage de vos cheveux après votre shampooing. Laisser pénétrer quelques instants en massant le cuir chevelu.

Save

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Le bouillon en toute simplicité

Le bouillon est véritablement un élixir de santé ET de beauté.

Il est riche en collagène qui est la colle qui permet d’agglomérer les éléments de vos tissus  que sont la peau, les os, les articulations, le système digestif, les artères, les ligaments, les muscles…

Sans collagène votre peau perd son élasticité, vos muscles se dégradent, vos os se cassent, vos articulations s’étiolent, vos cheveux et vos ongles perdent leur structure.

Avec l’âge on perd la capacité à fabriquer du collagène à partir des acides aminés (composants des protéines), apportés par la nourriture.

Manger seulement le muscle des animaux, blancs de poulet ou de dinde, steaks à griller, vous donne beaucoup d’un certain acide aminé appelée méthionine.

Pris en excès sans équilibrer avec deux autres acides aminés, la glycine et la proline, présentes en grandes quantités dans le bouillon d’os, la méthionine peut entraîner un déséquilibre et d’autres problèmes de santé.

Ce n’est pas la consommation de viande, volailles qui est un problème. C’est avec quoi on les accompagne. Faites comme en Chine et d’autres pays asiatiques comme la Thaïlande et consommez du bouillon régulièrement.

Vous pouvez lire mes autres articles ici et connaître tout ce que contient un bouillon.

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Aujourd’hui j’aimerai vous donner une « piqûre de rappel » (comme j’aime le faire aussi avec la vitamine D), et vous donner le mode d’emploi pour faire du bouillon d’os un rituel, une pratique régulière dans votre vie.

Comment vous procurer des os

Vous pouvez demander à votre boucher de vous donner (ou vendre comme c’est la coutume aux Etats Unis), des os.

Chez vous, vous pouvez conserver les os et carcasses de poulet, canard, pintade, faisan, la dinde de Noël, des côtelettes d’agneau, d’une côte de bœuf et les conserver au congélateur jusqu’à ce que vous en ayez assez pour remplir votre marmite.

Les parties qui vont fournir le plus de collagène sous forme de gélatine sont surtout  les pattes de poulet, les articulations de veau, et les pieds de veau.

La peau du poulet contient aussi une bonne quantité de collagène. Mettez-là dans le bouillon. Vous dégraisserez après avoir laissé le bouillon au réfrigérateur.

Vous savez que votre bouillon est riche en collagène, s’il gélifie au réfrigérateur et devient ferme.

Les extrémités des pilons de poulet sont des cartilages que vous pouvez soit manger (ça craque sous la dent) soit inclure dans votre bouillon.

Lorsque vous achetez des cuisses entières de poulet, surtout demandez à votre boucher de laisser le bout du pilon. J’ai remarqué que certains bouchers qui pensent vous faire plaisir, donnent un coup de hache pour l’enlever.

C’est une erreur pour ce dont nous parlons ici.

Les arêtes et têtes de poisson (non gras) se prêtent aussi à la fabrication du bouillon. Cuisez-les moins longtemps. Une heure suffit. Là aussi vous pouvez en demander à votre poissonnier.

C’est la base essentielle pour une soupe de poissons.

Le bouillon le plus simple et basique

Rassembler les os (avec du cartilage) et la peau de poulet, riche en collagène, si vous en avez,  dans une marmite. Couvrir d’eau. Ajouter une cuillère à soupe de vinaigre de cidre (pour aider à extraire les minéraux) et amener tout doucement à ébullition.

Écumer les débris qui montent à la surface.
Laisser mijoter à tout petit bouillon pendant 6 à 12 heures ou plus.
Passer.
Laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur pendant quelques heures pour que la graisse se fige à la surface et dégraisser.

C’est aussi simple que cela.

Boire un bol par jour ou plus selon votre état de santé.

Aromatiser votre bouillon

Vous pouvez ajouter toutes sortes d’aromates, d’épices et de légumes pour varier et enrichir le goût de votre bouillon :

  • Poivre en grains
  • Gingembre
  • Ail
  • Oignon piqué de 3 clous de girofle
  • Un anis étoilé
  • Thym, laurier, romarin
  • Une carotte et une branche de céleri
  • Le reste selon votre imagination

La déficience en collagène est bien réelle dans un monde où l’on en mange plus que des blancs de poulet et des steaks hâchés.

Faites du bouillon une pratique régulière pour accompagner votre consommation de chaire animale. Votre peau, vos os, vos artères, vos cartilages vous en seront reconnaissants.

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Secret des beauté des japonaises

Récemment je parlais avec ma fille aînée de choses et d’autres. Je ne sais plus comment le sujet est venu mais elle m’a parlé d’un exfoliant du visage que nous utilisions lorsque nous habitions en Angleterre.

Cet exfoliant était fabriqué par « The Body Shop » à l’époque où n’y avait que 2 ou 3 magasins et très peu de produits.  Ils étaient plus naturels aussi.

Il s’agit de poudre de graines d’azuki.

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Les graines d’azuki, une légumineuse, sont originaires de Chine et de là elles ont voyagé au Japon où les femmes s’en sont emparées pour leurs soins de beauté.

Leur intérêt pour la peau vient en partie de leur teneur en saponine, un agent légèrement moussant et nettoyant pour la peau.

Les graines moulues sont un exfoliant doux qui peut être utilisé même par les peaux les plus sensibles.

Elles sont aussi une véritable nourriture pour la peau par leur teneur en minéraux et vitamines dont on peut bénéficier en les utilisant sous forme de masque.

L’exfoliation avec les graines d’azuki, débarrasse votre peau des cellules mortes, tout en la nettoyant en profondeur.

Vous aurez une peau lissée avec plus d’éclat.

Elle peut être utilisée par tous types de peau même les plus sensibles. Elle est en particulier bénéfique  pour les peaux grasses, à boutons et pour éliminer les points noirs.

Avec l’âge les cellules à la surface de la peau se renouvellent moins efficacement. Une exfoliation douce peut redonner un teint resplendissant et rosé.

Préparation des graines d’azuki

Après cette conversation avec ma fille, je suis tout de suite allé dans mon magasin bio le plus proche pour acheter des graines d’azuki.

J’ai voulu les essayer sur le champ.

La préparation est simple.

Mettre les graines dans un moulin à café électrique ou un autre appareil qui peut moudre des graines. Il doit être assez puissant pour les réduire en poudre fine. Un blender classique ne fera pas l’affaire.

Attendre un peu avant d’enlever le couvercle pour que la poussière créé ait le temps de se redéposer.

Passer à travers une passoire fine. Moudre à nouveau ce qui reste dans la passoire jusqu’à avoir quasiment tout réduit en une poudre fine.

Conserver dans un bocal en verre. Comme c’est un aliment réduit en poudre et donc plus fragile, je vous conseille de le mettre au frais, afin d’en conserver les nutriments.

L’exfoliation

Mettez une ou deux cuillères à café de graines moulues dans le creux de la main et ajouter de l’eau tiède pour en faire une pâte un peu épaisse.

Vaporiser le visage avec de l’eau de rose (ou humidifier avec de l’eau), et appliquer la pâte. Faites des mouvements circulaires comme pour exfolier.

Rincer avec de l’eau tiède et sécher.

« Toute maladie commence dans les intestins » – Hippocrate

L’importance des intestins, déjà affirmée par Hippocrate, devient de plus en plus évidente… pour la science.
De nombreuses études scientifiques sur le microbiote (les bactéries qui y élisent domicile) et sur le rôle primordial que joue la fine paroi de l’intestin grêle sur notre santé, sont en train de donner raison au père de la médecine.
Bonne lecture!

La perméabilité intestinale, longtemps considérée comme  une fiction par la communauté médicale, commence à être admise et mieux comprise, notamment grâce au travail d’un médecin de Harvard, le docteur Alessio Fasano, sur la maladie cœliaque et le gluten.

A partir de là il a découvert le mystère derrière la perméabilité intestinale : une molécule appelée zonulin.
(Certains disent qu’il mérite bien un prix Nobel pour sa découverte.) 

Le zonulin a la particularité de contrôler les « jonctions serrées » de la paroi intestinale. C’est comme un garde barrière qui ouvre et ferme les ouvertures (ces jonctions serrées) à bon escient pour laisser passer dans le système général les éléments désirables et stopper ce qui doit rester dans les intestins.

Dans un intestin sain tout est prévu pour laisser passer les nutriments extraits des aliments et ne pas laisser passer les microbes et les molécules alimentaires.

Jusque là tout se passe bien. La barrière intestinale est intègre.

Mais il n’en est pas ainsi pour tout le monde.

Cette barrière pourrait bien être compromise chez les personnes qui ont une maladie auto-immune (par exemple la sclérose en plaques, la maladie d’Hashimoto, la polyarthrite rhumatoïde), des allergies, des sensibilités alimentaires, des problèmes de peau, des douleurs articulaires, le diabète, les migraines etc.

Lorsque la paroi de l’intestin grêle ne se comporte pas comme un gardien vigilant et que les « jonctions serrées » ne font plus leur travail de tri, des fuites peuvent avoir lieu.

Les éléments qui devraient rester dans les intestins passent dans le système général et c’est là que notre système immunitaire réagit en se disant, « Je ne reconnaît pas ce qui nous arrive dessus, lançons tout notre arsenal pour préparer à combattre ».

Des symptômes peuvent en résulter, allant jusqu’aux nombreuses maladies auto-immunes.

 L’origine de la perméabilité intestinale  

De nombreux éléments peuvent agir de concert : l’inflammation intestinale (causée par des aliments qui ne vous conviennent pas), les sous-produits de bactéries indésirables, une insuffisance de bonnes bactéries (la bonne flore), l’excès de médicaments, le stress, le gluten et les lectines.

Le gluten dont on parle beaucoup comme étant l’ennemi universel numéro un, ne l’est pas pour tout le monde.

Dans une étude de la revue Nutrients  en 2015, des  chercheurs ont trouvé que toute personne qui mange du gluten, qu’elle y soit sensible ou non, développe de l’imperméabilité intestinale.

Dans son livre, The Autoimmune Fix, le docteur Tom O’Bryan rapporte que pour une partie de la population, la paroi intestinale va se réparer après quelques heures.

Si elle remange du gluten et que les circonstances de sa vie le permettent (no stress, bonne flore etc), le cycle perméabilité puis réparation reprend.

Le gluten ne lui aura pas fait de mal.

C’est bien ce que de nombreuses personnes constatent et notamment des thérapeutes: tout le monde n’est pas sensible au gluten.

Cependant ces mêmes personnes peuvent le devenir plus tard, si les circonstances de leur vie le permettent comme la présence de stress ou de dysbiose intestinale…

Mais il n’y a pas que le gluten.

Il y a aussi les lectines dont on parle de plus en plus depuis que le docteur Peter D’Adamo a « découvert » leur effet sur la santé.

Savez-vous que le gluten du blé contient une lectine appelée WGA (Wheat Germ Agglutinin) soit Agglutinine du Germe de Blé ?

En éliminant le blé vous éliminez aussi sa lectine. Comment savoir si c’est le gluten ou la lectine qui était le vrai responsable? Cela vaut bien réflexion.

Les lectines sont parfois bien cachées. Elles sont cependant bien là et le fait d’éviter celles qui réagissent avec vous, peut faire une différence significative pour votre santé et votre énergie, alors que cela fait des années que vous essayez d’avancer.

Pour en savoir plus lisez mon livre, Mangez Mieux Selon votre Groupe Sanguin (qui vous donnera aussi beaucoup de recettes) et ceux du docteur Peter d’Adamo. Il a ouvert la voie à une alimentation qui correspond à qui vous êtes génétiquement et a sorti de l’ombre la science des lectines.

Comment réparer sa paroi intestinale

Le docteur Tom O’Bryan affirme : « La bonne nouvelle est que la perméabilité intestinale est complètement réversible. »

Réparer la paroi intestinale passe d’abord par avoir un environnement intestinal en bonne santé.

Veillez à développer une flore abondante et à éliminer les indésirables comme des parasites ou des bactéries en prenant du Polyflora.

Diminuez le stress dans votre vie et réparez vos surrénales si elles sont fatiguées ou dans un état de stress. Je suis experte pour vous aider dans ce domaine !

Mangez régulièrement des bouillons d’os. Ils contiennent des substances qui peuvent réduire l’inflammation dans les intestins et aussi la glutamine utilisé par les cellules de la paroi intestinale comme source d’énergie pour se renouveler.

Mangez une alimentation riche en fibres (légumes) qui en présence des bonnes bactéries engendrent la fabrication du butyrate, un acide gras qui sert de carburant essentiel au renouvellement des cellules de votre paroi digestive (estomac, intestin grêle et colon) pour la réparer.

L’acide butyrique (acide gras à chaîne courte) est fabriqué dans l’intestin par les fibres alimentaires en présence de vos bonnes bactéries.

Lorsque vous avez trop peu de fibres dans votre alimentation et que votre flore est compromise, cet aide gras à chaîne courte dont la fonction essentielle est de nourrir la paroi de votre système digestif n’est plus présente en quantité suffisante.

Le beurre, le ghee, le parmesan sont des sources de butyrate. La raison pour laquelle le ghee est considérée comme un aliment de haute valeur pour la santé en médecine ayurvédique est probablement liée à sa teneur en acide butyrique.

L’acide butyrique existe aussi sous forme de complément alimentaire (Intrinsa)  pour vous aider à réparer une santé intestinale compromise.

Lisez cet article sur Intrinsa et écoutez ce court interview du docteur D’Adamo.

La vitamine D dont je vous parle souvent a un autre bénéfice : celui de protéger la barrière intestinale.

Enfin le Deflect vous aide à bloquer les lectines alimentaires connues pour interagir avec votre groupe sanguin. Lisez cet article.

Save